L'utilisation des plantes, les valeurs religieux traditionnels, et les connaissances écologiques des groupes ethniques ancestraux des africains esclavisés. Études du Bénin et du Gabon
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Par Diana Quiroz




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Le latex d'Adenium obesum (à gauche) est tenue d'avoir des propriétés magiques liés à des épreuves et d'exorcisme en Afrique de l'Ouest (Arbonnier, 2004). Les Yoruba du Bénin et du Nigeria invoquent Lantana camara (à droite) dans une incantation pour garder un enfant abiku (celui qui est destiné à mourir plus tôt) sur la terre (Verger, 1995). Photos de Diana Quiroz.


Communément, la communauté scientifique avait tendance à grouper les traditions spirituelles africaines et les rites qui sont liés à leur pratique, dans la science "obscure" et métaphysique. Cette attitude n'occulte pas seulement un aspect important de la vie social en Afrique mais elle échoue à reconnaître l'interdépendance des valeurs religieux traditionnels aux concepts de la santé, de la psyché humaine, et du milieu naturel. Parce que les plantes ne jouent pas seulement un rôle prépondérant dans la médecine traditionnelle africaine, mais aussi dans les pratiques religieuses, la compréhension de leur utilisation au sein de la spiritualité traditionelle est un grand potentiel. Cela permettrait en effet de contribuer à une gestion des ressources végétales ameéliorée et finalement, la conservation. Cette étude documentera l'utilisation des plantes pour les pratiques spirituelles des groupes Ewe-Fon du Bénin et Bantu-Kikongo du Gabon et, si possible, fournira des explications scientifiques correspondant à leur utilisation. Bien que n'étant pas un groupe ancestral des tribus d'esclaves africains présentes aux Caraïbes, l'utilisation des plantes par les Babongo du Gabon sera également éstudiée ainsi que leur système de croyances. On verra comment l'utilisation des plantes associées aux pratiques spirituelles traditionelles a évoluée dans une coexcitence étroite avec les tribus Bantu-Kikongo. On s'interessera particulièrement à l'état de la gestion, de la domestication des plants; aux menaces que pèsent sur les plantes utilisées par ces groupes; aux méthodes utilisées pour leur récolte et leur préparation; aux cultures destinées à la veneration de leur dieux et des esprits; et à la conaissance écologique noyée dans leurs valeurs spirituelles. Du travail du terrain sera effectué, y compris des enquêtes quantitatives de marché, la collecte de plantes et d'identification d'herbier, une analyse du domaine culturel, des observations participatives. Des entretiens seront réalisés pendant sept mois dans chacun de ces deux pays et les résultats obtenus seront utilisés pour comparer l'utilisation des plantes similaires entre les Maroons du Surinam et le Fante-Akan du Ghana.

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À propos de Diana Quiroz

De 2008 à 2010, Diana a collaboré aux projets de conservation approchant l'utilization de produits forestieres non
ligneux et l'agriculture au Yemen et Liberia.
Diana holds a BSc degree in Environmental and Resource Management from the Brandenburg University of
Technology and a MSc degree in Ecologic Agriculture from the University of Kassel in Germany. Sonexpérience dans la recherche scientifique inclut une revue systematique des systèmes agropastoraux d'amenagementdu territoire dans l'aire natural protegée de Hawf, au Yemen. Cet étude inclus un composant d'ethnobotanieet de l'appropriation traditionnelle des ressources naturelles

En September, 2010, Diana a rejoint le Centre Néerlandais pour la Biodiversité Naturalis et l'Herbier National
des Pays-Bas à l'université de Wageningen. Là elle fait ses études de doctorat sur les aspects médico-magiques et magico-religieuses de l'utilisation des plantes en Afrique de l'Ouest. Cela dans le cadre du projet
“Plant Use of the Motherland: Linking West-African and Afro-Caribbean Ethnobotany”.

Pour contacter Diana Quiroz par e-mail: diana.quiroz@wur.nl